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BALADE FLEURIE

DE STEPHANE DE BOURGIES

«Un jardin à ciel ouvert rue de Turenne» 75004 Paris 

De 10 avril au 8 mai 2021 dans les vitrines de

nos galeries de 18 et 19 rue de Turenne.

« Lorsque l’activité humaine s'arrête, la nature reprend ses droits, dit-on. Rue de Turenne, les fleurs ont poussé dans les vitrines des Ellia Art Gallery. A l’initiative de cette dernière et de l'agence DS, elles s’y sont installées jusqu’au 8 mai, pour une bulle artistique qui est aussi une exposition à ciel ouvert : celle des œuvres du photographe Stéphane de Bourgies.

Elles apparaissent au printemps et symbolisent le renouveau, le retour à la vie autant que l'impermanence des choses et leur fragilité. Une fragilité toute relative quand elles s’affichent à taille humaine, à taille de vitrine. Orchidées, coquelicots et marguerites, nous révèlent alors une autre réalité, un autre visage qui n’est ni lisse ni glabre.

Stéphane de Bourgies photographie les fleurs de la même manière qu'il portraitise les humains : sans complaisance, dans la neutralité de son studio, sous une lumière abondante, sur fond noir ou blanc, sans aucun élément qui ne vienne perturber l’image et l'attention du regardeur. Elles ne sont prises que pour elles- mêmes, comme dans une tentative de saisir leur vérité.

Sous sa lumière, elles se montrent crues, veines, nerfs et trichomes apparents. Elles affichent la couleur. Stéphane de Bourgies maître du noir et blanc, introduit par touches cette couleur dans sa grammaire visuelle pour en faire l’alliée de son propos. Dans un dialogue sans concessions avec la lumière, la couleur participe à la création du contraste et au travail d’épure.

Et dans cette mise à nu, la plus policée des fleurs de culture vient révéler quelque chose de sa sauvagerie originelle. Fleurs monstres, dévorantes, carnivores, presque animales, elles sont l’expression d’un éros, qui, plus que l’érotisme inévitablement évoqué par leur mise en vitrine, est une pulsion de vie. Et de fleurs en fleurs, cette pulsion vitale qu’accompagne toujours son corollaire le thanatos semble nous dire : face à la brutalité du vivant, je suis seule et désarmée et je suis un acte de résistance. »

« Et dans cette mise à nu, la plus policée des fleurs de culture vient révéler quelque chose de sa sauvagerie originelle. Fleurs monstres, dévorantes, carnivores, presque animales, elles sont l’expression d’un éros, qui, plus que l’érotisme inévitablement évoqué par leur mise en vitrine, est une pulsion de vie. »

Stéphane de Bourgies photographie les fleurs de la même manière qu'il portraitise les humains : sans complaisance, dans la neutralité de son studio, sous une lumière abondante, sur fond noir ou blanc, sans aucun élément qui ne vienne perturber l’image et l'attention du regardeur. Elles ne sont prises que pour elles- mêmes, comme dans une tentative de saisir leur vérité.

Sous sa lumière, elles se montrent crues, veines, nerfs et trichomes apparents. Elles affichent la couleur. Stéphane de Bourgies maître du noir et blanc, introduit par touches cette couleur dans sa grammaire visuelle pour en faire l’alliée de son propos. Dans un dialogue sans concessions avec la lumière, la couleur participe à la création du contraste et au travail d’épure.